mardi 19 février 2019

Liberté en boite

La France est le pays de la contestation permanente. Tout est sujet à manifester son mécontentement. Et à force de se plaindre de la pluie et du beau temps, nous en sommes venus à accepter cette forme de contestation permanente comme un bruit de fond dans notre existence. Pendant ce temps une certaine forme de liberté est mise en boîte.
 
Les exemples sont multiples. L’objectif affiché est toujours de répondre à un besoin, réparer une erreur, garantir la sécurité, rester en bonne santé ou soigner. La plupart des citoyens ne voient aucun inconvénient, ou ne se penchent pas sur les conséquences d’exposer leur vie sur les réseaux sociaux, voir des publicités apparaître en fonction des dernières recherches ou site visité sur le web. Ils répondent qu’ils n’ont rien à cacher. C’est effectivement vrai pour quasiment tous les citoyens dans un certain contexte et environnement. Mais si toutefois ce contexte ou cet environnement se modifiait dans un avenir plus ou moins proche, on aurait participé tous à donner les chaines qui nous lieraient demain.
 
Des écrivains de littérature dystopique comme George Orwell avec son célèbre roman 1984 (1949), Aldous Huxley avec Le Meilleur des mondes (1932), Ray Bradbury avec Fahrenheit 451 (1953), Ira Levin avec Un bonheur insoutenable (1970) ou bien plus récemment Lois Lowry avec Le Passeur (1993), et bien d’autres, ont avec leurs romans invité l’Homme à se questionner sur les risques de l’avènement de sociétés où la vie de chaque citoyen est sous contrôle. Des sociétés où tout est pensé pour atteindre une forme de « bonheur », de « perfection », « d’ordre ».
 
Le point commun dans tous les modèles de sociétés exposés dans ces romans est l’absence de liberté. Une absence qui est imposée à chaque fois par un régime totalitaire. C’est sur ce point précisément que l’époque actuelle est incroyable. Depuis plusieurs années, aucun régime n’impose des objets connectés offrant des données croissantes au Data Center. Aucun régime n’impose de mettre sur la place publique sa vie privée en l’affichant sur les réseaux sociaux. George Orwell serait sûrement stupéfait de constater que les outils qui pourront dans un des futurs possibles être utiliser contre les citoyens auront été payés avec leurs propres deniers et qu’ils auront fait l’objet de toutes les attentions de la part de leur propriétaire. Comme le disait un jeune adolescent à sa mère un dimanche matin dans le tram « mon téléphone, je l’aime comme un membre de ma famille … ».
 
Une liberté en boite ? mais pas n’importe quelle boite, cet écrin fascine et fait perdre tout sens critique… pour le moment.

lundi 1 janvier 2018

Ce qui change au 1er janvier 2018 …

Parmi les nombreux changements de début d’année, un changement en particulier a fait l’objet de vifs débats durant des mois : les vaccins.
Au 1er janvier 2018 le fameux vaccin DTP qui permet la vaccination contre la Diphtérie, le Tétanos et la Poliomyélite est remplacé par un nouveau « cocktail » comprenant onze vaccins obligatoires pour les enfants nés à partir de ce 1er janvier. En clair au vaccin DTP sont ajoutés les vaccinations suivantes contre : la coqueluche, la rougeole-oreillons-rubéole, l’hépatite B, la bactérie Haemophilus influenzae, le pneumocoque et le méningocoque C.

Ce nouveau cocktail vaccinal sera indispensable à chaque enfant pour être admis à la crèche, à l’école,…Ce qui est nouveau également c’est la série de menaces adressée aux parents récalcitrants, menaces allant de fortes amendes, à l’emprisonnement en passant par la possibilité pour l’enfant d’attaquer ses parents en justice s’il subissait à un moment donné un préjudice au niveau de sa santé en raison de l’absence de vaccination faite par ses parents.
Mais mieux qu’un long discours sur le sujet voici quelques vers écris suite à l’annonce faite par la ministre de la santé de rendre 11 vaccins obligatoires et les sanctions encourues en cas de refus.
 
Vaccins obligatoires
 
 Onze vaccins obligatoires
Sans aucune échappatoire
En cas de désobéissance
Tombe la sentence
Les parents sont condamnés
A voir leurs enfants déscolarisés
En complément de l’éviction
En cas de non vaccination
L’establishment a tout prévu
L’enfant non vacciné
Qui deviendrait handicapé
Pour la raison précitée
Pourrait avoir le droit d’assigner
En justice ses parents
Ainsi tout naturellement
Otons à présent le voile pudique
De ce prétexte de santé publique
Regardons les possibles raisons
De cette extravagante déraison
S’il est légitime de se préoccuper
De vouloir conserver
A tous une bonne santé
Il est vraiment regrettable
Et en tout point détestable
De voir les moyens déployés
Afin de faire céder
Les parents désespérés
De devoir faire vacciner
Leurs nouveaux nés
Avec un cocktail démultiplié
De souches sans cesse augmentées
On peut se poser la question
A qui profite vraiment la vaccination
Nul doute que ce n’est pas aux parents
Ni même à leurs enfants
Dans cette bataille qui fait rage
Qui les prend en otage
Toutes ces mesures totalitaires
Complètement arbitraires
Laissent un goût amer
Dans ce pays parfois libertaire
On ne saurait pourtant laisser faire
De telles pratiques sans s’élever
Afin que « Liberté, Egalité, Fraternité »
Ne soient pas seulement réservées
Au fronton des bâtiments publics
Mais retrouvent toute leur place dans notre République.

 



 
 


 




mardi 23 août 2016

Ils pensent pour nous.

Faut-il s’inquiéter ou se réjouir sur le fait qu’Ils pensent pour nous ? Ils, les robots, et plus largement tous ces systèmes d’intelligence artificielle intégrés dans le moindre appareil technologique que nous utilisons quotidiennement.
Ce printemps 2016 des affiches promotionnelles fleurissaient dans la capitale pour inviter le passant à se rendre à la Foire de Paris afin de rencontrer « Ceux qui pensent le futur ». L’invitation attire le regard. Sur l’affiche, le Penseur de Rodin, qui réfléchit à notre avenir, a subi une métamorphose. L’homo sapiens a laissé place à … un robot humanoïde. Plus loin dans la vitrine d’un fleuriste, est exposée en décoration la statuette d’un Bouddha. Mais là aussi le changement est présent. Le Bouddha est représenté par un robot humanoïde.

Ces deux exemples illustrent l’utilisation, en apparence anodine, de l’art sous ses différentes formes d’expression pour véhiculer certains messages. A chaque fois, on peut s’interroger sur l’objectif de remplacer l’être humain par une forme humanoïde. Est-ce uniquement pour les créateurs de ces représentations la volonté d’apparaitre comme porteur d’un message moderne en mettant en avant un aspect technologique tel que robotisation ? Ou bien est-ce une manière de faire accepter la technologie actuelle et futur en entrant dans le subconscient des individus par la substitution de l’image de l’homme pensant par le robot humanoïde pensant ?

jeudi 3 mars 2016

L’appel du 26 Avril

Du 11 mars 2016 au 26 avril 2016, à l’initiative de l’association Brut de Béton (www.brut-de-beton.net) un appel est lancé pour éveiller les consciences des citoyens sur les conséquences du nucléaire.

Le 11 mars 2016 sera la journée de commémoration des 5 ans écoulés depuis la catastrophe de Fukushima et le 26 avril 2016 la journée de commémoration des 30 ans écoulés de la catastrophe de Tchernobyl.
L’objectif de cet appel du 26 avril est de sensibiliser, d’informer les habitants sur le sujet du nucléaire à travers une forme d’expression différente faisant intervenir des artistes, comédiens, journalistes, photographes,…

Il est surprenant de constater que dans un pays avec une quantité importante de centrales nucléaires, nous soyons si peu informer sur ce domaine, que nous soyons ignorants de la signification réelle de certains termes employés par le lobby du nucléaire pour nous rassurer.

Au-delà de sept semaines consacrées à ces commémorations, c’est bien de l’avenir que nous voulons pour la planète et ses occupants dont il est question.

dimanche 7 février 2016

L’ère technologique

La technologie est omniprésente dans notre quotidien. Elle prend une place considérable dans tous les domaines de nos vies. Elle sait se rendre indispensable et après avoir longtemps été cantonnée au fonctionnement matériel, elle s’étend aujourd’hui au vivant.

A chaque problème, sa « solution » technologique :
  •  Réchauffement climatique ? Certains répondent géo-ingénierie.
  •  Pour lutter contre la dengue, maladie transmise par le moustique « tigre » ? Des sociétés privées relâchent dans la nature, moyennant finance, des moustiques génétiquement modifiés.
  • Un enfant atteint d’une maladie rare ? Le « Bébé-médicament », «bébé du double espoir», «bébé-docteur», un enfant sélectionné au stade embryonnaire afin de pouvoir soigner un aîné malade.

-      Les champs d’action de la technologie sont immenses. Un des secteurs d’exploration : l’humain augmenté. L’idée n’est pas nouvelle. La mythologie, les contes et légendes regorgent d’êtres humains possédant des capacités étonnantes. Et le regain d’intérêt pour les super héros Marvel témoignent de cette fascination de la société pour la technologie appliquée au vivant. L’Homo sapiens, l’espèce humaine actuelle semble de moins en moins une référence d’homme moderne. Le nouvel homme moderne aura probablement une micro puce implantée dans son cerveau afin d’augmenter ses capacités neuronales, des organes de synthèses pour suppléer les déficiences de ses propres organes, l’homme moderne sera ultra connecté.
L’ère technologique a déjà débuté. Elle nous est vantée comme solution à nos multiples problèmes. Elle nous promet une vie meilleure.
Meilleure pour qui ? Meilleure pourquoi ? Une privatisation du vivant ? Une humanité avec des classes sociales qui seraient établies à partir de son patrimoine génétique modifié comme dans Le meilleur des Mondes le roman d'anticipation dystopique, écrit en 1931 par Aldous Huxley.


L’ère technologique : l’évolution pour une certaine humanité vers l’éternité ?

dimanche 30 août 2015

A l’ombre du réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, où plutôt comment limiter ce réchauffement planétaire en dessous des 2°C, est l’un des grands enjeux de cette fin d’année 2015. Avec la COP21 qui approche à vive allure, les réunions, conférences, se multiplient afin de trouver un consensus efficace et satisfaisant pour tous.
A l’ombre de ce sujet brûlant, se cache un autre enjeu majeur avec la course aux modifications génétiques sur l’être humain. Une véritable bataille qui se profile en toute discrétion.

En avril 2015, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité une équipe scientifique chinoise a modifié le génome d’embryons humains. Pour cette première mondiale, cette expérience a été réalisée sur des embryons non viables. Mais si cette même expérience avait été réalisée sur des embryons viables … les modifications de l’ADN réalisées se seraient retrouvées dans les cellules sexuelles et auraient pu ainsi être transmises aux descendants. Cette « prouesse » scientifique entrouvre la boite de Pandore. Avec elle resurgit le spectre de l’eugénisme. Si la communauté scientifique mondiale s’engage sur cette voie, des « bébés à la carte » pourront être proposés dans un futur proche. Prémisse de ce potentiel futur, le plus gros centre mondial de séquençage de l’ADN recueille actuellement le matériel génétique de plus de 2000 surdoués au QI hors norme afin de trouver des variants génétiques qui expliqueraient peut être à l’origine de ces capacités exceptionnelles.

Le 26 mai 2015, la Maison Blanche a réagi via le conseiller du Président pour la Science et Technologie et a déclaré « que la modification des gamètes humains à des fins cliniques était une ligne à ne pas franchir pour le moment et que les choix faits dans un seul pays peuvent affecter tous les autres. ».
Une conférence internationale doit réunir en octobre des chercheurs pour discuter des multiples conséquences de ces recherches génétiques sur des cellules humaines à un stade aussi précoce. Mais il y a fort à parier, que si l’un des pays franchit la ligne en effectuant des modifications de l’ADN d’embryons humains viables, la guerre génétique serait lancée et toute la littérature et la filmographie dystopiques sur le sujet deviendraient notre réalité.

Pour en savoir plus :
L’article « Sommes-nous aux portes de Gattaca ? » - Les Echos le 24.08.2015 :
http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021210249760-sommes-nous-aux-portes-de-gattaca-1147286.php

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/veille-scientifique-et-technologique/etats-unis/article/modification-du-genome-humain-la-maison-blanche-prend-position

dimanche 21 juin 2015

Filière poulets / éthique :

En partant du thème manger « made in France », la chaîne télévisée M6 diffusait le 17 juin 2015 à 20h55 l’émission « Les chefs contre-attaquent » (http://www.m6.fr/emission-gaspillage_alimentaire_les_chefs_contre_attaquent/). Dans ce reportage quatre chefs cuisiniers français enquêtaient sur le contenu des réfrigérateurs de nos concitoyens. Leurs enquêtes mettaient en lumière certaines pratiques où la notion d’éthique était mise à mal.

Le reportage nous faisait voyager en Inde pour découvrir l’étonnante culture du cornichon. Un Cucurbitaceae, cultivé pour ses fruits, consommé principalement comme condiment mais complètement inconnu des indiens. Pour 80€ par mois, des femmes en sari aux couleurs chatoyantes ramassaient sous un soleil torride ces fruits. A ce stade du reportage, on se dit que la rémunération est vraiment modique mais ces femmes arborent de si beaux sourires que l’information semble pouvoir être acceptée. Ensuite vient l’explication sur le travail des hommes sur l’exploitation. Ils arrosent de pesticides les plants de cornichons. Certains de ces pesticides sont interdits en Europe depuis plusieurs années. Pour effectuer cette tâche, leur protection est dérisoire pour ne pas dire inexistante. L’homme ne se plaint pas, il indique juste qu’il avait des maux de tête et des nausées au début mais qu’il s’était habitué …

Autre continent : le Brésil. Autre filière : les poulets. Une ville entière consacrée à l’élevage ultra court de ces volatils. La rentabilité est maximale et fait du Brésil le plus gros exportateur mondial de poulets. La visite d’un élevage montre quelques images surprenantes. Celles de poulets, gavés d’antibiotiques et nourris aux OGM, faisant le grand écart, leur poids acquis trop rapidement au détriment de leur squelette, ne leur permettant pas de tenir debout.
A la suite de ce reportage, son contenu  et la description de ces poulets faisant le grand écart a été faite à un jeune enfant d’une dizaine d’années qui a conclu qu’il ne voulait plus manger de nuggets, plat qu’il appréciait pourtant jusque là.

Le bon sens et l’éthique semblent des notions présentes chez les enfants. Et si la solution pour une économie plus équitable à tous les niveaux était de retrouver cet enfant en chacun de nous afin que nos choix de consommation soient en accord avec une certaine éthique.

mardi 2 juin 2015

Brevets sur le vivant

Imaginez un instant que la police vienne inspecter votre potager pour vérifier que les légumes que vous avez plantés sont libres de droit et n’appartiennent pas à une multinationale. Fiction pensez-vous ? Pas si sûr.
Le 25 mars 2015, la Chambre des Recours de l’Office Européen des Brevets (OEB) a permis le brevetage de plantes non modifiées en Europe. Deux candidats ont réussi l’épreuve : une tomate et un brocoli.

Jusqu’à cette date, la Convention sur le brevet européen prévoyait à l’article 53 b) - Exception à la brevetabilité que :
Les brevets européens ne sont pas délivrés pour : 
b) les variétés végétales ou les races animales ainsi que les procédés essentiellement biologiques d'obtention de végétaux ou d'animaux, cette disposition ne s'appliquant pas aux procédés microbiologiques et aux produits obtenus par ces procédés.

A présent des végétaux « classiques » c'est-à-dire des végétaux qui n’ont pas été modifiés génétiquement et pour lesquels on a uniquement utilisé des procédés essentiellement biologiques peuvent être brevetés.

Ainsi les cultivateurs pourront être attaqués en justice s’ils cultivent sans autorisation des plantes brevetées et sans s’acquitter des redevances liées aux brevets. En effet, les cultivateurs produisant des plantes avec un caractère qui a fait l’objet d’un brevet devraient régler une redevance au détenteur du brevet.


La privatisation du vivant est en marche. Elle a débuté par le règne végétal, se poursuivra t-elle par le règne animal pour finir par l’humain ? Il semblerait que l’intérêt de cette démarche ne profite, ni au simple citoyen, ni au cultivateur qui perdra la liberté de cultiver ce que la nature lui avait, en d’autres temps, si gracieusement offert.

Les métaux : utilisation humaine légère ?

Les métaux sont au cœur de notre quotidien. Leurs innombrables utilisations ont contribué à l’évolution technologique de l’espèce humaine. Depuis des siècles, ils nous ont permis d’accomplir des prouesses dans les secteurs des plus communs aux plus inimaginables. Ils ont même permis de réaliser un des vieux rêves de l’humanité celui de marcher sur la lune et seront très probablement utilisés pour nos projections les plus osées comme voyager vers de lointaines galaxies.
Mais depuis quelques temps les métaux sont très souvent pointés du doigt comme étant à l’origine de nombreux désordres. Ils sont à la fois très recherchés en raison, pour certains, de leur rareté et très décriés car ils sont de plus en plus présents là où ils ne devraient pas l’être. L’industrialisation mondiale croissante, associée à une maîtrise plus ou moins réussie de toutes les étapes de fabrication, ont contribué à libérer des quantités notables de métaux dans l’environnement. Les métaux contaminent les sols, les nappes phréatiques et de nombreuses chaînes alimentaires.
L’homme est à l’origine de l’utilisation, de la transformation des métaux et en tant que dernier maillon de la chaîne alimentaire il est également très souvent le réceptacle final de ces mêmes métaux lors des contaminations environnementales. Une des innombrables versions modernes de l’arroseur arrosé !

Plus d’infos :

samedi 11 avril 2015

OGM-H

Le 15 janvier 2015, le Ministère de l’Agriculture américain a donné son accord pour la culture en champs d’OGM dit de deuxième génération. Ces OGM ont, entre autre, la particularité d'être capables de produire plusieurs insecticides et tolérer au moins deux herbicides. Ces derniers nés des laboratoires de biotechnologie vont probablement être un sujet de polémique médiatisé qui va arriver aux oreilles des plus profanes.

Il existe également un autre type d’OGM qui bien qu’ayant fait l’objet de plusieurs articles dans la presse en 2014 n’a pas soulevé de réel débat. Les exemples ci-après illustrent ce propos :
  •  "Le premier élevage à grande échelle de moustiques OGM anti-dengue ouvre au Brésil" (Le Monde.fr le 30.07.2014). Le monde mentionnait que « Ces insectes doivent  servir à combattre la dengue, une maladie tropicale virale qui peut être mortelle sous sa forme hémorragique. ».
  •  "Une banane OGM dopée à la vitamine A testée sur l'homme" (Le figaro.fr / AFP agence - le 16/06/2014). L’article indiquait que « Les premiers essais cliniques de ce fruit OGM ont été autorisés aux États-Unis. Le projet, soutenu par Bill Gates, vise à commercialiser l'aliment en Afrique à l'horizon 2020 pour lutter contre la mortalité infantile. ».
  •  Le « riz doré ». L’article sur la banane OGM précité précisait que « l'idée de recourir aux OGM pour lutter contre la famine n'est cependant pas nouvelle. Avant la banane, le «riz doré» a été mis sur pied pour les mêmes raisons. Dopé à la vitamine A, il est développé depuis 1999 et avait suscité le scandale lorsque des enfants chinois en avaient ingéré pour des tests sans que les parents n'en soient avertis. »


Quel point commun peut-il exister entre les moustiques OGM, la banane OGM et le « riz doré » ? Certes le fait que leur génome a été modifié est un le dénominateur commun le plus évident mais au-delà deux différences fondamentales paraissent se dégager. D’une part on est bien loin du champ d’action classique des OGM lié à l’utilisation et à la résistance aux divers pesticides ou insecticides et d’autre part ces OGM semblent avoir comme mission et raison d’existence l’aide aux plus démunis.


Pour ces nouveaux OGM, un nom semble adapté : les OGM-H pour Organisme Génétiquement Modifié Humanitaire. Un nouveau nom pour un nouveau débat ?

Mutagenèse / transgénèse : même débat ?

L’actualité d’avril 2015 remet sur le devant de la scène le génome végétale. Le 5 avril 2015, des parcelles d’essais officiels sur colza appartenant au GEVES (Groupe d’Etude et de contrôle des Variétés Et des Semences) à La Pouëze, entre Angers et Segré, dans le Maine-et-Loire ont fait l’objet d’une destruction par les « Faucheurs volontaires ». Les faucheurs volontaires ont expliqué cet acte par le fait qu’il s’agissait de faire « reconnaître que les variétés obtenues par mutagenèse sont bien des OGM » pour les soumettre aux mêmes obligations.

La question se pose donc : ces plants de colza obtenus par mutagenèse peuvent-ils être considérés comme des OGM ?

La mutagenèse est la production d’une modification survenant dans la séquence de l'A.D.N. d'une cellule et pouvant entraîner la disparition d'un caractère préexistant ou l'apparition d'un caractère nouveau. (Larousse)
Cette mutation peut être naturelle ou artificielle, dirigée ou aléatoire.

La transgenèse ou la transformation génétique est la modification héréditaire d’un génome à la suite de l’intégration et de l’expression d’un gène étranger (Larousse).

Dans le cas de la mutagenèse comme de la transgenèse il existe bien une modification du génome. Mais la différence se situe au niveau du type de modification du génome.
  • Avec la mutagenèse le génome, même s’il subit un changement, demeure toujours uniquement le génome de la plante modifiée.
  •  Avec la transgenèse il y a un apport d’un gène étranger qui peut provenir du règne végétal mais également du règne animal. Ces organismes génétiquement modifiés sont des entités complètement nouvelles issues de la biotechnologie humaine.


Certains, comme les « Faucheurs volontaires », veulent voir les plantes comme ce Colza issu d’une mutagenèse artificielle cataloguées comme des OGM et soumis donc à la même réglementation. Mais au final s’agit-il réellement du même débat ?

mardi 16 décembre 2014

Réchauffement Climatique / les enjeux en 2015

Rio 1992, au « Sommet de la Terre » les changements climatiques deviennent le sujet d’enjeux politiques et économiques importants. Le protocole de Kyoto en 1997 formalise la volonté et l’engagement de différents pays à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dont le dioxyde de carbone (CO2).

Dans la bataille contre le réchauffement climatique, l’année 2015 est une année très particulière pour la France. En effet la France prendra, en décembre 2015, la présidence de la Conférence « PARIS CLIMAT 2015 ». L’enjeu de cette conférence est annoncé comme capital pour l’avenir et doit aboutir à un nouvel accord sur le climat applicable par tous les pays. L’objectif est clairement fixé, celui de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C.

Loin de la scène politique internationale un acteur majeur est souvent oublié : le simple citoyen.
Au travers ses achats et son mode de vie quotidien, chaque citoyen contribue, d’une manière unique, à façonner non seulement le monde dans lequel il vit mais tout simplement le monde. Son impact a semblé, jusqu'à présent, tellement dérisoire qu’il est délaissé. Pourtant dans la question du réchauffement climatique son action est primordiale, sa façon de vivre et de consommer est peut être une des clés pour solutionner ce dossier brûlant.

Le véritable enjeu de cette année 2015, au-delà de cette Conférence Paris Climat 2015, ne résiderait-il pas dans le fait de prendre davantage en compte les habitudes des populations ? Les évolutions du mode de vie de chaque citoyen ne contribuent-ils pas à écrire chaque jour notre futur ?

mardi 9 décembre 2014

L’éthique

« Ethique : nom féminin, Partie de la philosophie qui envisage les fondements de la morale. Ensemble des principes moraux qui sont à la base de la conduite de quelqu'un. (Larousse.fr) ».
A lire la définition, ce mot à lui seul semble renvoyer à une époque révolue, de la première moitié du siècle passé, où la morale était enseignée sur les bancs de l’école aux gamins.
Ethique, ce mot semble bel et bien tombé en désuétude, il n’a même plus sa place parmi les 30.000 mots d’un célèbre dictionnaire pour les 8/11 ans.

Alors pourquoi s’y intéresser ? Peut être en raison du développement de la société de plus en plus technologique qui devient le modèle planétaire. En une dizaine de décennies, un être humain a assisté à un véritable raz de marée d’innovations dans son quotidien, comme le téléphone, la télévision, une médecine de plus en plus pointue, le développement de moyens de transport de plus en plus rapide qui ont même permis à l’homme de marcher sur la lune…

Les citoyens ont pu découvrir par écran interposé omniprésent une multitude de nouvelles connaissances allant de l’infiniment petit à l’infiniment grand. De centre de l’univers, notre Terre est passée à un statut de grain de poussière…


Quel est le lien entre ces apparentes digressions et l’éthique ? Sans éthique, le risque est réel de voir certaines merveilleuses nouvelles technologies détournées de leur raison d’existence la plus honorable au profit de voies plus douteuses voir dangereuses. Sans éthique les conséquences de ces nouvelles technologies ne sont pas envisagées sur le moyen et long terme car seul le profit à court terme compte. Sans éthique l’Homme perd une parcelle de son humanité comme l’indiquait Rabelais dans sa fameuse citation « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

jeudi 20 novembre 2014

Les OGM / les enjeux

Les OGM (Organisme Génétiquement Modifié) sont un sujet à polémique depuis de nombreuses années. Certains voient en eux une solution pour nourrir correctement la planète, d’autres les redoutent en raison du manque de recul sur leurs effets à moyen et long terme, enfin une multitude ne se sent pas concernée par les enjeux qu’ils représentent.
  • Un enjeu économique : les OGM, propriétés de sociétés semencières, sont contrôlés par celles-ci. Les cultivateurs doivent racheter chaque année les semences et deviennent dépendant de ces sociétés.
  • Un enjeu humain : un nombre croissant d’êtres humains n’a pas la quantité de nourriture nécessaire pour vivre. Les OGM sont présentés par certains comme la solution à la famine.
  • Un enjeu moral : les OGM étant issus des grands laboratoires de recherche en biotechnologie des sociétés semencières, ils font l’objet de nombreux dépôts de brevets. On assiste ainsi depuis plusieurs décennies à une privatisation du vivant.
  • Un enjeu environnemental : les OGM font l’objet de monoculture sur de vastes étendues, d’une uniformisation des cultures, l’utilisation de quantité non négligeable de pesticides en raison de la forte résistance de ces cultures à ses produits phytosanitaires. Les conséquences sont une perte de biodiversité.
Tous ces enjeux ne doivent pas occulter le plus grand peut être : celui de laisser aux jeunes générations et aux générations futures une planète où la vie sera respectée dans toutes la richesse de sa biodiversité et où l’espèce humaine aura trouvé sa juste place.


mercredi 19 novembre 2014

L’environnement. Vaste sujet. De sujet marginal il y a quelques décennies, il est passé à sujet d’actualité, enjeu politique. Actuellement crise économique et sociale obligent, il tend à avoir un statut de sujet dérangeant.

L’environnement. Ce domaine est si complexe et a des répercussions si importantes sur notre présent mais encore plus sur notre proche et plus lointain futur que cela peut donner le vertige lorsque l’on veut s’y intéresser de plus prêt.

Il est vrai que de la position de la politique de l’autruche, en laissant le soin aux jeunes générations et générations futures de prendre en charge la gestion de ce dossier, aux fausses bonnes idées « environnementales » qui fleurissent et sont mises en application sans le moindre regard sur les conséquences à long terme, il y a de réelles raisons de s’inquiéter.


Ce blog ne prétend pas faire un tour exhaustif de tous les sujets environnementaux mais plutôt de pointer certains domaines qui mériteraient non seulement que l’on cogite sérieusement dessus avec une vision à court, moyen et long terme mais également que l’on retrousse ses manches pour se mettre enfin au travail. Car comme l’a écrit Nicolas HULOT dans son livre « Le syndrome du Titanic » « Tous ensemble, exerçons enfin sur cette Terre, non pas une domination aveugle, mais une vigilance globale. Car je n’ai pas envie que mon fils Nelson et tous ceux de sa génération se disent plus tard : les salauds, ils savaient. ».



(Nathalie Seyssel - 2014/ Amazon.fr / format Kindle)
Un chercheur d’une grande société semencière travaille sur une variété de blé génétiquement modifiée et résistant aux grandes sécheresses. Ses recherches l’entraîneront à la croisée des chemins pour l’humanité.

Fable écologique et d’anticipation, Les Jardins de la Liberté vous proposent une vision de ce que pourrait devenir notre monde. Et si la Loi votée par le parlement français en mai 2008 encadrant la culture des plantes génétiquement modifiées était le point de départ d’un avenir similaire à celui décrit dans ce roman ?

Des nouvelles pour vous / Biodiversité

La Terre a connu différentes extinctions dont la plus populaire, celle qui a entrainé la disparition des dinosaures. Certains spécialistes s’accordent sur le fait que la Terre est entrée dans sa sixième extinction. La conférence du 26 novembre 2007 à l’UNESCO à Paris précisait que ce n’était pas la Terre qui était en danger en raison des changements climatiques mais la biodiversité des espèces la peuplant notamment celle des mammifères dont l’espace humaine.


La biodiversité, l'effet de serre, la pollution ... ces sujets sont abordés sous un angle différent dans "Vers de Terre".

Des nouvelles pour vous
(Poésie inspirée par l’intervention d’Hubert Reeves - à UNESCO le 26 novembre 2007)

Habitants de notre belle planète
J’ai des nouvelles pour vous !