mardi 23 août 2016

Ils pensent pour nous.

Faut-il s’inquiéter ou se réjouir sur le fait qu’Ils pensent pour nous ? Ils, les robots, et plus largement tous ces systèmes d’intelligence artificielle intégrés dans le moindre appareil technologique que nous utilisons quotidiennement.
Ce printemps 2016 des affiches promotionnelles fleurissaient dans la capitale pour inviter le passant à se rendre à la Foire de Paris afin de rencontrer « Ceux qui pensent le futur ». L’invitation attire le regard. Sur l’affiche, le Penseur de Rodin, qui réfléchit à notre avenir, a subi une métamorphose. L’homo sapiens a laissé place à … un robot humanoïde. Plus loin dans la vitrine d’un fleuriste, est exposée en décoration la statuette d’un Bouddha. Mais là aussi le changement est présent. Le Bouddha est représenté par un robot humanoïde.

Ces deux exemples illustrent l’utilisation, en apparence anodine, de l’art sous ses différentes formes d’expression pour véhiculer certains messages. A chaque fois, on peut s’interroger sur l’objectif de remplacer l’être humain par une forme humanoïde. Est-ce uniquement pour les créateurs de ces représentations la volonté d’apparaitre comme porteur d’un message moderne en mettant en avant un aspect technologique tel que robotisation ? Ou bien est-ce une manière de faire accepter la technologie actuelle et futur en entrant dans le subconscient des individus par la substitution de l’image de l’homme pensant par le robot humanoïde pensant ?